<?xml version="1.0" encoding="urf-8"?><rss version="2.0"><channel><title>Les articles d'Inner-Taiwan</title><link>http://www.inner-taiwan.com</link><description>Flux RSS des articles d'Inner-Taiwan</description><category>Taiwan</category><webMaster>postmaster@inner-taiwan.com</webMaster><copyright>2009 Inner-Taiwan. All rights reserved.</copyright><ttl>60</ttl><item><title>Le peuple de la rue</title><pubDate>08/05/2009 07:24:09 GMT</pubDate><description><p>Taïwan c'est les scooters, les vendeurs de noix de bétel, les bonshommes lumineux verts qui courent ou encore les 7-Eleven, mais c'est également la peuplade de chiens et chats errants. À la ville comme à la campagne, ils dorment, restent au milieu de la route, vous regardent d'un air misérable lorsque vous mangez dehors et parfois aboient après les scooters.</p>


<h3>Vie de chien ?</h3>

<p>Sortir acheter du thé au magasin d'à coté sans croiser un chien errant, c'est un peu comme ne pas voir un scooter, c'est étonnant ! Ils sont parfois en meute, recherchant pitance ou même cherchant la bagarre…</p>

<p>Il arrive en effet que des chiens se montrent agressifs, plus généralement lorsqu'ils sont en bande et plus particulièrement envers les personnes en scooter. Il n'est pas vraiment exceptionnel de voir un chien aboyer après un vieux scooter pétaradant, et même de lui courir après en tentant d'attraper un bout de mollet bien tendre… en vain (ça va vite un scooter ! ).</p>

<p>Il est également possible que ces derniers vous aboient après alors que vous marchez tranquillement dans la rue. Mais là encore il y a peu d'accidents, ces brigands là étant bien plus fiers qu'ils ne sont courageux, et vont réfléchir à deux fois si vous leur faites face torse bombé !</p>



<h3>Chats pas pachas</h3>

<p>Les chats sont relativement peu nombreux comparés aux chiens, ce qui est autant vrai dans les maisons que dans la rue (Taïwan n'est clairement pas un pays à chat, et beaucoup ne les apprécient guère). En plus d'être bien plus calmes que leurs « amis », ils bénéficient également d'un meilleur traitement.</p>

<p><img class="left horizontal" alt="Chats errants profitant d'un bon repas" src="_IMG/albums/divers/chats_errants.jpg" />Comme en France, il n'est pas rare que les chats de rue soient nourris par des gens, que ce soit quotidiennement ou non. Ils en arrivent même à être totalement entretenus et à trouver le moyen de mener une vraie vie de chat en n'aillant qu'à aller vers la gamelle pour se revigorer après une bonne sieste !</p>

<p>Le petit groupe sur la photos « habite » juste derrière mon immeuble et font parti de ces veinards. Ils sont apparus un beau jour, et il aura fallu moins de temps pour que quelques locataires commencent à laisser eau et nourriture. Ces garnements là, devenus des locataires à part-entière, ont d'ailleurs un très beau parc à scooters sur lesquels se faire les griffes…</p>


<h3>Les solutions</h3>

<p>Il existe évidemment des refuges qui tentent d'endiguer le problème, qui tout comme la SPA nationale tentent de s'occuper d'eux et leur trouver une famille aimante. Malheureusement, ces derniers sont pleins à craquer et peu d'animaux sont adoptés, l'euthanasie est donc la seule option restante pour la plupart.</p>

<p>Il y a également des services de fourrières purs et durs, qu'il suffit d'appeler pour se « débarrasser » des chiens et chats errants… Mais aussi des centres de parrainages, semblables aux refuges, mais destinés aux personnes aimants les animaux mais ne pouvant pas (ou ne pouvant plus) en accueillir dans leur propre maison. N'importe qui peut donc s'approprier un animal sans l'avoir à la maison, la seule contrepartie étant de donner régulièrement de l'argent pour la nourriture et les soins apportés.</p>


</description></item><item><title>Cijin : la colline de Cihou</title><pubDate>18/04/2009 16:50:50 GMT</pubDate><description><p>L’île de Cijin (<abbr title="ㄑㄧˊ ㄐㄧㄣ ㄑㄩ">旗津區</abbr>) est une île artificielle située à l’est de Kaohsiung. Fermant le port de Kaohsiung, elle était autrefois reliée au reste de la ville dans sa partie sud, mais un canal fut creusé afin de créer une deuxième entrée au port. On y accède soit par le tunnel au sud (à déconseiller en scooter, c’est l’enfer !), soit par deux ferries : l’un reliant le district de Gushan au nord de Cijin, le second reliant le district de Cianjhen au centre de Cijin. Il existe également d’autres ferries reliant le Love Peer et Singuang au port de pêche de Cijin (centre de l’île).</p>


<h3>Le phare de Cihou - <span class="chinois"><abbr title="ㄑㄧˊ ㄏㄠˋ ㄉㄥ ㄊㄚˇ">旗後燈塔</abbr></span></h3>

<p><img class="right horizontal" src="_IMG/albums/lieux/kaohsiung/kaohsiung-141.jpg" alt="Le phare de Cihou" />La montée est à faire à pied, et la pente est plutôt abrupte, mais la vue offerte au sommet est certainement la plus belle de tout Kaohsiung, puisque d’un même endroit on peut voir l’ensemble de Cijin (la plage y compris), le port, le district de Gushan (dont l’université de Sun Yat-Sen, et évidemment la baie de Sizihwan), le centre-ville et même les bateaux au large attendant de pouvoir entrer dans le port.</p>
<p>Au centre de l’enceinte du fort se trouve un cadran solaire de bronze, disposé à l’horizontal sur une petite table, alors qu’aux abords sont disposés deux jumelles payantes (10 NT$) pour observer les environs.</p>


<p>Le phare quant à lui, à été construit en 1883, soit 19ans après l’ouverture du port au trafic international et peu avant l’occupation japonaise (1886). Originellement bâti par un ingénieur britannique, il fut d’abord noir et dans un style typiquement chinois. Il ne reste aujourd’hui que les fondations de ce premier phare qui a depuis longtemps disparu.</p>

<p>Le phare actuel a été construit entre 1916 et 1918 alors que les Japonais procédaient à l’expansion de Kaohsiung. D’un style simple, blanc, le phare est une petite tour en briques de forme octogonale au toit conique noir, haute de 15,2m (le foyer étant à 58,2m du niveau de la mer), surplombant un petit bâtiment qui accueille un musée de taille modeste<img class="left horizontal" src="_IMG/albums/lieux/kaohsiung/kaohsiung-139.jpg" alt="Vue sur l'université de Sun Yat-sen et la montagne de Shouchan" /> dans la salle nord. Ce musée regroupe des photos de plusieurs autres phares sur l’île, dont le célèbre phare d'Eluanbi (<abbr title="ㄜˊ ㄌㄨㄢˊ ㄉㄧˊ">鵝鸞鼻</abbr>), une carte de Taïwan et de tout ses phares, une maquette des lieux et du phare en lui-même, ainsi que différents objets (dont un exemplaire de l’ampoule utilisée auparavant).</p>

<p>Depuis sa mise en service, le 10 Mars 1918, il permet aux navires du monde entier d’entrer et sortir du port de Kaohsiung en toute sécurité. Depuis le 27 novembre 1985 le phare est listé parmi les monuments historiques de la ville.</p>



<h3>Le Fort de Cihou - <span class="chinois"><abbr title="ㄑㄧˊ ㄏㄡˋ ㄊㄠˋ ㄊㄞˊ">旗後砲台</abbr></span></h3>

<p><img class="right horizontal" src="_IMG/albums/lieux/kaohsiung/kaohsiung-147.jpg" alt="Entrée actuelle du fort, faites attention à la tête" />Le fort faisait autrefois parti d’un triangle de défense pour Kaohsiung, alors nommée Takau (<abbr title="ㄉㄚˇ ㄍㄡˇ">打狗</abbr>), dont il était le second élément le plus élevé. Les traces les plus lointaines concernant des défenses sur la colline de Cihou remonte à la dynastie Qing, lors de la 59e année de l’empereur Kangxi (soit 1720). Suite à l’Incident de la Tribu Mudan de 1874, l’administration Qing envoya le Ministre des affaires maritimes Shen Bao-jhen sur l’île pour préparer les défenses côtières. Ce dernier ordonna au commandant de l’armée d’Anhui et au député lieutenant Wang Lu-fu de rebâtir des défense à Cihou. Un ingénieur Anglais, J.W. Harwood fut engagé pour construire le fort de Cihou, dont la première pierre a été posée en 1875 pour être achevé dans le courant de la même année.</p>
<p>
L’architecture du fort mélange parfaitement les styles chinois et occidentaux. Il est divisé en trois parties  :</p>
<ul>
<li>au nord se trouvaient les baraquements ;</li>
<li>au centre était placé le centre de commandement ;</li>
<li>au sud se trouvait les reserves de munitions, ainsi que quatre canons Armstrong britanniques de 6,5 tonnes.</li>
</ul>

<p><img class="left horizontal" src="_IMG/albums/lieux/kaohsiung/kaohsiung-156.jpg" alt="Emplacement d'un des 4 canons britanniques défendant l'île jusqu'à l'invasion japonaise" />L'accès à l’intérieur fort se fait par la partie sud, où il faut traverser un porte annexe (attention la tête !). Cette première partie du fort est carré. Au rez de-chaussée il y a plusieurs petites salles, qui servaient certainement à entreposé les armes et munitions. Tout autoir il y a une coursive uniquement accessibles via deux petits escaliers situant au centre du fort. De ces coursives on peut obtenir une autre vue sur l’île de Cijin et le port de Kaohsiung. Les emplacements des canons britanniques sont encore visibles, marqués par des larges demi-cercles et demi-ronds, unique vestige de ces canons qui autrefois tournaient sur pratiquement 180°.</p>
<p>Ces canons n’auront pourtant pas suffit à défendre la ville lors de la bataille de Yiwei en 1895. Au petit matin du 15 octobre, les croiseurs japonais Yashino et Akitsushima, accompagnés par d’autres vaisseaux de combats, attaquèrent le fort de Cihou. A cause de l’absence de son commandant, Liu Cheng-liang, qui à 4h du matin fuya<img class="right vertical" src="_IMG/albums/lieux/kaohsiung/kaohsiung-150.jpg" alt="L'entrée principale du fort, avec l'inscription à moitié effacée et les double-amour de chaque cotés" /> en direction d’Anping (Tainan), peu de resistance fut montré par les chinois. Dans la confusion, seulement cinq tirs de canons ont été effectués, et les Japonais prirent le fort sans difficulté après leur débarquement non loin de là, à 14h30.</p>

<p>Durant l’attaque, deux des quatre caractères inscris au sommet de la porte principal disparurent. De l’inscription complète « <abbr title="ㄨㄟ ㄓㄣˋ ㄊㄧㄢ ㄋㄢˊ">威震天南</abbr> » il ne reste que les deux derniers catactères. Il y a autre chose d’assez remarquable, outre sa forme du chiffre huit (<abbr title="ㄅㄚ">八</abbr>), sur cette porte : de chaque cotés se trouve le caractère du « double-amour ». Ce caractère étant principalement associé à la joie, et plus spécialement au mariage, c’est évidemment étrange !</p>

<p>Sans être très visité, on trouve toujours quelqu’un au fort, il n’est d’ailleurs pas rare d’y voir quelques couples, qui assis à même le sol contemplent la ville.</p>


<h3>Sous la colline, les étoiles… - <span class="chinois"><abbr title="ㄑㄧˊ ㄐㄧㄣ ㄕㄢ ㄒㄧㄥ ㄎㄨㄥˋ ㄙㄨㄟˋ ㄉㄠˋ">旗後山星空遂道</abbr></span></h3>

<p>Oui, sous la colline de Cihou se trouve le ciel, vous savez donc ce qu'on appelle « le miracle taïwanais » ! Plus sérieusement, un tunnel permet de traverser la colline du sud au nord. Ce tunnel est des plus sombres, et pour cause : le plafond est totalement recouvert de constellations phosphorescentes, de galaxies et des 12 signes astrologiques du zodiaque.</p>

<p>Habituellement effrayés par les lieux propices à y voir des fantômes, le tunnel est pourtant plein à craquer, bien que assez étroit. Autant dire que le traverser n'est pas forcément une mince affaire : entre les gens assis sur les bancs, les mômes qui gesticulent de partout et les cyclistes, c'est un véritable parcours du combattant…</p>

<p>La sortie du tunnel est comme une renaissance… Après s'être dirigé vers « la lumière au bout du tunnel », on arrive sur une des deux digues de l'entrée nord du port. Le courant y semble assez fort et les vagues s'écrasent sur cette dernière, et pourtant on peut y retrouver des apprentis surfeurs (mais inconscients professionnels). C'est vraiment rafraîchissant, on y est coincé entre la falaise et la mer, de la ville on en aperçoit que l'université de Sun Yat-sen et la brise marine est des plus accueillantes.</p>

<p>Un chemin de bois permet de longer la falaise en direction de l'est, vers l'entrée du port. A droite se trouve une végétation assez dense, qui parfois rappelle la végétation provençal, alors qu'à gauche se trouve une plage à l'accès interdit (enfin, censé être…). Il y a toujours pas mal de monde, surtout en vélo (voir en tandem), et après tout ce temps sur l'île et la traversé d'un tunnel obscur, je le trouve enfin : le panneau souhaitant la bienvenue dans la ville !</p></description></item><item><title>I-am-not-Brian !</title><pubDate>13/04/2009 12:52:53 GMT</pubDate><description><p>Tiens, l'île a bougé est s'est retrouvé en Amérique ? Dieu merci, non ! J'ai plutôt tendance à encenser Taïwan et ses habitants, parfois trop, et pourtant il y a tout de même des choses qui m'exaspèrent au plus haut point. Enfin, en dehors des fous du volant (ou guidon), il n'y a qu'une seule chose qui m'énerve réellement (et une seconde, mais plus ponctuelle).</p>


<h3>Américain ! Américain ! Est-ce que j'ai une gueule d'américain ?</h3>

<p>Je commence à froncer des sourcils… Je suis quotidiennement blessé, que dis-je, ASSASSINÉ ! Ma dignité est souillée et mes racines déterrées à coups de pioche, je suis violé dans ma propre estime. Ok, disons que j'exagère un peu (un peu), mais comment les gens peuvent-ils directement coller une étiquette ? L'Occident c'est les USA et rien d'autres ? Parce que oui, si la plupart du temps ils se contentent de demander si on est Américain, ou bien de lancer leurs « hiii » surfaits, certains vont carrément dire avec un large sourire « J'aimerais beaucoup visiter votre pays… l'Amérique ! »</p>

<p>Apparemment il est inconcevable pour certains que l'on soit malheureusement autre chose qu'américain, et encore moins que cela puisse être plus ou moins blessant, vexant. Dans notre pauvre pays, la France, on esy tout de même éduqués, donc on tente d'expliquer à quelques interlocuteurs que l'on peut me demander d'où l'on vient, mais pas si on est bien Américain comme s'ils voulaient juste qu'on cnofirme. Et d'un sourire que je soupçonne d'être provocateur, ils rétorquent « Oui mais on ne peut pas savoir. Il ne faut pas mal le prendre… » Ah bon ? Et si, et si…</p>

<p>…et si on essayait de surenchérir : « Ah, c'est vrai qu'on se ressemble tous pour vous… les Chinois ! » La bombe est lâchée, et il est tout de suite moins question de compréhension pour les uns face à la maladresse des autre. Oui, parce que les Taïwanais NE SONT PAS Chinois, non, ils sont Taïwanais et rien d'autres. Les Chinois c'est même pas des cousins, c'est juste la masse grouillante de personne stupides vivant de l'autre coté du détroit, c'est juste ceux qui veulent voler leur île chérie : iriez-vous demander à un Français s'il est Belge ? Que nenni !</p>


<h3>« Vive la culture américaine ! »</h3>

<p>On ne peut évidemment pas lancer une joute verbale à chaque fois, alors on subit, on gobe du Prozac, on se remet en question (suis-je habillé comme un sac ? Suis-je obèse ? Ais-je un chewing-gum dans la bouche qui est pourtant vide ? Est-ce que je sais où est le Pérou sans y avoir fait de guerre ?). Alors on se venge de manière vil et sournoise, les Américains n'ont rien demandé (enfin…), mais on les ridiculise dès que la perche est tendue. Comme avec le professeur, qui lors d'une discussion à deux sur les pertes de tradition au profit de « l'américanisation », profère soudainement : « Mais la culture américaine est très bien. » Hein ? La… ? La quoi !? Et puis en plus elle ne prévient pas, et ne s'est pas rendu compte qu'elle a failli commettre un homicide involontaire…</p>

<p>Parce que oui, vu d'ici l'Amérique c'est beau, c'est la réussite, c'est les gens biens, c'est la liberté, c'est le modèle à suivre, etc. À vrai dire, seul le Japon parvient à rivaliser avec la grandiose Amérique.</p>


<h3>Vous les Français…</h3>

<p>Là c'est le pompon, le coup de pelle sur le petit orteil, le gâteau sur la cerise. Qu'est-ce qu'un Français pour les Taïwanais ? Avant tout, ce sont des gens romantiques… C'est pas si mal, romantique, on peut même en être fier. Mais pas si vite ! On ne parle pas des romantiques amoureux, passionnés et sensibles, nan, eux parlent de coureurs de jupons, de croqueuses d'homme, d'infidélité, d'aventures sans lendemain, d'engagements impensables et logiquement de divorce quotidien !</p>
<p>D'abords pauvres innocents, on est heureux de se voir attribuer ce qualificatif, romantique, puis une fois qu'on a saisi l'idée qui se cache derrière le mot, on s'empresse de rétorquer « Quoi ? Romantique ? Ah nooon ouh là là, c'est chez les Italiens et les Espagnols ça ! ».</p>

<p>Puis vient le Français fainéant… J'y ai longtemps cru également, et pourtant non : nous ne sommes pas fainéants ! Allez leur dire à ces énergumènes pour qui être malade une demi-journée est une tragédie sans nom, à faire la queue devant la salle des injections pour pouvoir se remettre aussi vite que possible d'une simple crève… Au fond c'est surtout le contraste et l'éloignement qui alimentent ces a priori. Beaucoup de Taïwanais travaillent bien plus que notre moyenne nationale, mais pas nécessairement mieux ou du moins aussi activement. C'est aussi dans la mentalité locale, qui fait du travail et des études la chose la plus importante. On ne peut pas dire que les Français soient fainéants, en réalité nous sommes les plus productifs après les Américains, on peut tout juste dire que chacun à ses propres perceptions et aspirations…</p>

<br />

<p>PS : Précisons que cet article n'est pas l'outil de propagande insidieuse d'un anti-américain primaire. C'est plutôt la parole d'un chauvin atterré par l'image magnifiée des cousins américains que l'on peut avoir ailleurs, poignardé dans son amour propre…</p></description></item><item><title>Les mochis</title><pubDate>13/01/2009 08:18:19 GMT</pubDate><description><p><img class="left horizontal" src="_IMG/alimentaire/culinaire-23.jpg" alt="Deux mochis" />Je propose à tous un défi, dont la récompense en cas de réussite reste néanmoins à déterminer (ne soyons pas présomp-tueux non plus) : trouver une seule personne sur l'île qui ne connaisse pas les « mǔa zǐ »(<abbr title="DT : mǔa zǐ">麻糬</abbr>). Essayez donc !</p>

<p>Ces petites gourmandises, très largement connues sous le nom taïwanais de mǔa zǐ, sont de véritables délices. Ce sont des boule blanches de pâte de riz visqueuse, d'épaisseur variée et fourrées de parfums très divers (haricot rouge, thé vert, cacahuète, confiture ou fruit, etc.). Une fois fourrés et mise en boule, les mochis sont ensuite roulés dans de la poudre de sucre, de cacahuète, ou autre. Celui en photo est évidemment fourré de pâte de haricot rouge et d'une fraise, un régal ! Pour information, les mochis de Hualien (<abbr title="ㄏㄨㄚ ㄌㄧㄢˊ">花蓮</abbr>) sont les plus réputés de l'île, mais on dit également que ceux préparés selon la tradition hakka sont les meilleurs.</p>

<p>L'aspect et la constitution est en fait très proche des bah ǔan (<abbr title="ㄖㄡˋ ㄩㄢˊ">肉圓</abbr>) que j'apprécie énormément, et qui sont également fait d'une pâte de riz visqueuse mais cette fois fourrée de viande. Il existe également des mochis au Japon, où ils sont très populaires et font partie des traditions locales.</p>

<br />

<p>Il faut toutefois vous avertir : si vous avez la chance de déguster une de ces merveilles, ne mangez pas trop vite, la viscosité de la pâte de riz couplé à la pâte de haricot rouge permet facilement de s'étouffer, mais c'est si bon !</p>


</description></item><item><title>Au chômage ?</title><pubDate>15/12/2008 14:48:30 GMT</pubDate><description><p><img class="left horizontal" alt="Recherche d'emploi sur une palissade" src="_IMG/autres/job.jpg" />L'île affiche un assez bon taux de chômage, se trouvant autour de 4%, bien que l'on y travaille beaucoup plus qu'en France (beaucoup de personnes travaillent six jours sur sept). Et trouver un job n'est pas bien difficile puisque l'on trouve des journaux d'annonces dans pas mal de magasins, des sites web assez réputés (tel que <a href="http://www.1111.com.tw/default.asp">1111.com.tw</a>), et lorsqu'on recherche nu emploi, on peut même passer ses annonces… dans la rue !</p>

<p>« Travailleur : 09-1100-6313 », c'est en gros ce que l'on peut voir d'écrit sur cette palissade. Ce sont tout simplement des gens à la recherche d'emploi qui font savoir qu'il sont dispo-nibles. Gratuit, ultra-visible et propre, puisque les personnes évitent tout de même d'écrire leurs annonces sur des murs.</p>

<p>On trouve ce genre d'annonces un peu partout, surtout sur les palissades de chantiers, bien que ce soit évidemment interdit. Mais, que fait donc la police ? Et bien pas grand chose, il est difficile d'attraper quelqu'un en flagrant délit, et le fait que les numéros de téléphone soient inscrits ne change rien. En effet, c'est aussi une petite blague qu'on peut se faire entre ami : on écrit le numéro d'une connaissance, et on rigole (enfin, c'est censé être drôle)…</p></description></item></channel></rss>